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Préliminaires

Remerciements : Le Parlement Africain de la Société Civile tient à exprimer sa profonde gratitude aux autorités de la République de Guinée pour l’accueil chaleureux réservé à sa mission d’observation électorale. Nos remerciements s’adressent en particulier à la Direction Générale des Élections (DGE), institution centrale chargée de l’organisation et de la supervision du processus électoral, qui a facilité l’accès aux informations nécessaires et permis aux observateurs de travailler dans des conditions optimales.

Nous saluons également la disponibilité et la coopération des partis politiques qui ont accepté de partager leurs points de vue et leurs préoccupations, contribuant ainsi à une meilleure compréhension du climat électoral. Les organisations de la société civile locale, par leur engagement constant en faveur de la transparence et de la participation citoyenne, ont joué un rôle essentiel dans la sensibilisation des électeurs et la promotion d’un scrutin pacifique.

Enfin, le Parlement Africain adresse ses remerciements aux partenaires internationaux qui, par leur appui technique et financier, ont soutenu la mission et renforcé la crédibilité du processus électoral. Leur présence et leur accompagnement témoignent de l’importance accordée à la consolidation démocratique en Guinée et à l’ancrage des valeurs universelles de bonne gouvernance sur le continent africain.

Ce rapport s’inscrit dans le cadre du mandat du Parlement Africain, qui œuvre à la promotion de la démocratie participative, de l’État de droit et du respect des droits humains. En observant et en évaluant les processus électoraux, le Parlement Africain contribue à renforcer la confiance des citoyens dans les institutions, à encourager la transparence et à favoriser la stabilité politique, conditions indispensables au développement durable des nations africaines.

Résumé exécutif

La mission d’observation électorale du Parlement Africain a déployé 40 observateurs issus de 06 pays africains dans 7 préfectures de la République de Guinée, couvrant à la fois les zones urbaines et rurales. Cette couverture territoriale a permis de recueillir des données représentatives sur le déroulement du scrutin et d’évaluer la conformité du processus aux standards nationaux et internationaux.

Le scrutin présidentiel s’est tenu le 28 décembre 2025 dans un climat globalement calme et transparent. Les observateurs ont constaté une forte mobilisation des électeurs, une organisation satisfaisante des bureaux de vote et une atmosphère pacifique, malgré quelques contraintes logistiques relevées dans certaines localités reculées.

À l’issue du dépouillement et de la centralisation des résultats, la Direction Générale des Élections (DGE) a transmis les données à la Cour Suprême de Guinée, conformément aux dispositions de l’article 57 de la Constitution et de l’article 130 du Code électoral. Le 4 janvier 2026, la Cour Suprême a proclamé les résultats définitifs, confirmant l’élection de Mamadi Doumbouya à la magistrature suprême avec 86,72 % des suffrages exprimés. Cette proclamation a marqué l’aboutissement légal et institutionnel du processus électoral, renforçant la légitimité du nouveau président élu.

La mission du Parlement Africain considère que cette élection constitue une étape significative dans la consolidation démocratique de la Guinée. Elle reflète la volonté du peuple guinéen de s’inscrire dans une dynamique de stabilité politique et de gouvernance inclusive. Toutefois, certaines améliorations demeurent nécessaires, notamment en matière de logistique électorale, d’accès équitable aux médias et de transparence du financement des campagnes.

Ce rapport formule des recommandations précises à l’endroit du gouvernement, de la DGE, des partis politiques et des partenaires internationaux afin de renforcer la crédibilité des prochains scrutins et de consolider davantage la démocratie guinéenne.

Le Préident Dro kessé Jean Claude du parlement Africain en conférence de presse a Conakry

1. Introduction

La République de Guinée a organisé son élection présidentielle en janvier 2026, sous la supervision de la Direction Générale des Élections (DGE), conformément aux dispositions de la Constitution et du Code électoral. Ce scrutin, attendu par l’ensemble des citoyens et des acteurs politiques, s’est inscrit dans une dynamique de renforcement des institutions démocratiques et de consolidation de la stabilité nationale. Il a représenté un moment décisif dans la trajectoire politique du pays, offrant aux électeurs l’opportunité d’exprimer librement leur choix et de participer activement à la construction de l’avenir de la nation.

Le contexte dans lequel cette élection s’est tenue était marqué par une forte attente citoyenne, traduisant la volonté du peuple guinéen de voir s’affirmer un processus électoral crédible, inclusif et transparent. Les autorités nationales, conscientes de l’importance de ce rendez-vous démocratique, ont affiché une détermination claire à garantir le respect des normes électorales et à assurer la sérénité du scrutin. Cette mobilisation institutionnelle a été accompagnée par une implication notable des partis politiques, des organisations de la société civile et des partenaires internationaux, tous engagés à soutenir la Guinée dans sa marche vers une gouvernance démocratique renforcée.

Dans ce cadre, le Parlement Africain de la Société Civile, fidèle à son mandat de promotion de la démocratie participative, de l’État de droit et du respect des droits humains, a déployé une mission d’observation électorale. Cette mission avait pour objectif principal d’évaluer le déroulement du processus électoral dans son ensemble, depuis la préparation logistique et juridique jusqu’à la proclamation des résultats définitifs. Elle visait également à apprécier la conformité du scrutin aux standards régionaux et internationaux, notamment ceux consacrés par la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, ainsi que par les instruments juridiques universels relatifs aux droits civils et politiques.

La présence du Parlement Africain en Guinée s’inscrit dans une logique de solidarité continentale, où la société civile africaine joue un rôle actif dans l’accompagnement des transitions démocratiques et dans la consolidation des acquis institutionnels. En observant et en documentant les différentes étapes du processus électoral, la mission entend contribuer à renforcer la confiance des citoyens dans leurs institutions, à promouvoir la transparence et à encourager la stabilité politique, conditions indispensables au développement durable et à l’intégration régionale.

Ainsi, ce rapport constitue non seulement un témoignage du déroulement de l’élection présidentielle guinéenne de janvier 2026, mais également un instrument de plaidoyer en faveur de l’amélioration continue des pratiques électorales. Il reflète l’engagement du Parlement Africain à accompagner la Guinée dans sa marche vers une démocratie consolidée et prospère, tout en offrant des recommandations constructives pour les scrutins à venir.

 

2. Objectifs et méthodologie

Objectifs

  1. Observer toutes les étapes du processus électoral : préparation, campagne, vote, dépouillement, proclamation.

  2. Vérifier la conformité du scrutin aux normes nationales et internationales.

  3. Formuler des recommandations constructives pour améliorer les pratiques électorales.

  4. Renforcer la confiance des citoyens dans les institutions démocratiques.

Méthodologie

  1. Déploiement de 40 observateurs issus de 15 pays africains.

  2. Couverture de 7 préfectures, incluant zones urbaines et rurales.

  3. Utilisation de fiches d’observation standardisées, entretiens avec acteurs politiques et citoyens.

  4. Rapports journaliers consolidés par une cellule centrale de coordination basée à l’hôtel Souaré à Conakry.

  5. Respect strict des principes de neutralité, impartialité et transparence.

 

3. Cadre légal et institutionnel

Constitution

La Constitution guinéenne, adoptée et révisée dans le cadre de la transition de 2025, consacre le droit de vote universel, égal et secret. Elle fixe les conditions d’éligibilité des candidats à la magistrature suprême et encadre les principes fondamentaux du processus électoral. L’article 57 confie à la Cour Suprême la responsabilité de proclamer les résultats définitifs de l’élection présidentielle, ce qui traduit la volonté du législateur de placer l’issue du scrutin sous l’autorité d’une institution judiciaire indépendante. Cette disposition vise à garantir la crédibilité et la légalité des résultats, en renforçant la confiance des citoyens et des acteurs politiques dans les institutions nationales

Code électoral

Le nouveau Code électoral, adopté par le Conseil National de la Transition en septembre 2025, constitue un tournant décisif dans la conduite des élections. Ce texte organique précise les modalités de dépouillement, de centralisation et de validation des résultats, notamment à travers son article 130. Il encadre également la campagne électorale, le financement des partis, l’accès équitable aux médias publics et les mécanismes de règlement des contentieux électoraux. Le Code électoral introduit des innovations visant à renforcer la traçabilité et la transparence du processus, tout en harmonisant les pratiques avec les standards internationaux

Direction Générale des Élections (DGE)

La DGE est l’organe central chargé de l’organisation matérielle et logistique du scrutin. Elle assure la préparation des listes électorales, la distribution du matériel de vote, la formation des agents électoraux et la supervision du déroulement des opérations dans les bureaux de vote. Elle joue un rôle essentiel dans la centralisation des résultats provisoires avant leur transmission à la Cour Suprême. La DGE s’est également illustrée par des initiatives de transparence, telles que la tenue de sessions d’information à l’intention des observateurs nationaux et internationaux, afin de clarifier le cadre légal et institutionnel et de présenter l’état d’avancement du processus électoral

 

Cour Suprême

La Cour Suprême est le garant ultime de la légalité et de la transparence des résultats. En proclamant les résultats définitifs, elle confère une valeur juridique incontestable à l’issue du scrutin. Elle est également compétente pour examiner les recours éventuels introduits par les candidats ou les partis politiques, ce qui en fait une institution clé dans la résolution des contentieux électoraux et la préservation de la stabilité politique. Dans le cadre de la présidentielle de 2025, la Cour Suprême a renforcé ses capacités par des ateliers de formation en partenariat avec l’Organisation Internationale de la Francophonie et le PNUD, afin d’assurer une meilleure maîtrise du contentieux électoral et de garantir une cohérence interne dans l’application des textes.

Le cadre légal et institutionnel guinéen, composé de la Constitution, du Code électoral, de la DGE et de la Cour Suprême, constitue un socle robuste qui encadre le processus électoral. Il garantit la légitimité des résultats, la transparence des opérations et la stabilité politique. Les réformes récentes, notamment l’adoption du nouveau Code électoral et le renforcement des capacités des institutions, traduisent la volonté du pays de consolider sa démocratie et d’offrir un modèle crédible dans une sous-région souvent confrontée à des crises électorales.

Conformité aux standards internationaux

Ce cadre juridique est globalement conforme aux standards internationaux en matière d’élections démocratiques, tels que définis par la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, ainsi que par les instruments universels relatifs aux droits civils et politiques. Toutefois, certaines dispositions méritent des améliorations afin de renforcer la transparence et l’équité du processus. Les points sensibles concernent notamment :

  1. La régulation et la transparence du financement des campagnes électorales.

  2. L’accès équitable aux médias publics pour l’ensemble des candidats.

  3. La modernisation des mécanismes de transmission et de publication des résultats.

Appréciation générale

Dans son ensemble, le cadre légal et institutionnel guinéen offre une base solide pour l’organisation d’élections crédibles. Cependant, la mission d’observation du Parlement Africain souligne la nécessité d’une adaptation continue de ce dispositif afin de répondre aux défis contemporains de la gouvernance démocratique, de renforcer la confiance des citoyens et d’assurer une meilleure harmonisation avec les standards régionaux et internationaux.

 

4. Organisation du scrutin et campagne électorale

4.1 Lancement officiel de la campagne

La campagne électorale a été ouverte par décret présidentiel signé par Mamadi Doumbouya le 28 novembre 2025, conformément au chronogramme fixé par la DGE. Le dispositif juridique encadrant cette campagne a fixé des règles précises afin de garantir l’équité et la transparence. Les dépenses de campagne ont été plafonnées à 40 milliards de francs guinéens, ce qui visait à limiter les excès financiers et à assurer une compétition plus équilibrée entre les candidats. Par ailleurs, la caution présidentielle a été fixée à 900 millions de francs guinéens, une mesure destinée à responsabiliser les candidats et à éviter les candidatures fantaisistes, tout en assurant que seuls les acteurs disposant d’une réelle assise politique et organisationnelle puissent se présenter.

 4.2 Les candidats en lice

La Cour Suprême a validé la liste définitive de neuf candidats à la présidentielle :

  1. Mamadi Doumbouya (indépendant, soutenu par le mouvement Génération pour la Modernité et le Développement – GMD).

  2. Abdoulaye Yéro Baldé (Front démocratique de Guinée – FRONDEG).

  3. Makalé Camara, ancienne ministre des Affaires étrangères.

  4. Ibrahima Abe Sylla, homme d’affaires et président de la NGR.

  5. Faya Lansana Millimouno, leader du Bloc Libéral.

  6. Abdoulaye Kourouma, président du RRD.

  7. Mohamed Nabé, candidat indépendant.

  8. Elhadj Bouna Keïta, figure politique locale.

  9. Mamadi Doumbouya (candidat sortant, chef de la transition).

 4.3 Déroulement de la campagne

La campagne a été marquée par :

  1. Une forte mobilisation populaire : les meetings de Mamadi Doumbouya ont rassemblé des foules importantes, notamment à Conakry et dans les grandes villes régionales. Ses discours ont insisté sur la stabilité, la souveraineté nationale et le projet économique « Simandou 2040 », centré sur l’exploitation du fer et le développement des infrastructures.

  2. Un discours d’opposition : Abdoulaye Yéro Baldé a axé sa campagne sur la dénonciation des dérives autoritaires et sur la nécessité d’une alternance démocratique. Il a insisté sur l’éducation, la gouvernance transparente et la lutte contre la corruption.

  3. Des candidatures symboliques : Makalé Camara et Faya Lansana Millimouno ont porté des messages de réconciliation nationale et de participation citoyenne, mais leur visibilité médiatique est restée limitée.

  4. Un accès inégal aux médias : selon plusieurs observateurs, les médias publics ont largement couvert les activités du candidat Doumbouya, tandis que les autres candidats ont dénoncé un manque d’équité dans la répartition du temps d’antenne.

 4.4 Climat politique et sécuritaire

Malgré les tensions liées à la transition, la campagne s’est déroulée dans un climat relativement apaisé. Les forces de sécurité ont été déployées pour encadrer les rassemblements, sans incidents majeurs. Toutefois, certains observateurs ont relevé des pressions locales sur les militants de l’opposition et des restrictions dans l’organisation de certains meetings.

4.5 Appréciation générale

La mission du Parlement Africain note que la campagne électorale a permis aux citoyens de s’exprimer et de comparer les programmes des candidats, mais elle a été dominée par la figure du général Mamadi Doumbouya, dont la candidature était perçue comme largement prédominante. La mobilisation populaire, l’encadrement institutionnel et la sérénité du climat politique ont contribué à la crédibilité du processus, même si des améliorations restent nécessaires pour garantir une équité totale entre les candidats.

4.6 Jour du vote

 

Le dimanche 28 décembre 2025, les bureaux de vote ont ouvert dès les premières heures de la matinée, généralement entre 7h00 et 8h00, conformément aux dispositions légales. Dans toutes les localités couvertes par nos équipes d’observateurs – Conakry, Coyah, Kindia, Manou, Labé, Nzérékoré et Kankan – l’organisation a été jugée professionnelle et respectueuse des procédures électorales. Les opérations ont été conduites avec sérieux, témoignant d’une préparation en amont et d’une volonté manifeste des autorités électorales de garantir un scrutin crédible et inclusif.

Dès l’ouverture, une forte mobilisation des électeurs a été observée. Dans les quartiers populaires de Conakry, les files d’attente se sont formées rapidement, parfois dès l’aube, traduisant l’attachement des citoyens au processus démocratique. À Kindia et Coyah, les électeurs ont afflué en grand nombre, certains parcourant de longues distances pour rejoindre leur bureau de vote. À Labé et Nzérékoré, la participation a été particulièrement remarquable, avec une atmosphère empreinte de civisme et de discipline. Cette mobilisation massive illustre la volonté des citoyens de contribuer activement à la construction de la nouvelle République et de renforcer la légitimité des institutions issues du scrutin.

Les agents électoraux ont assuré la transparence et la régularité des opérations. Ils ont expliqué les règles aux votants, vérifié l’identité des électeurs avec rigueur et garanti la confidentialité du vote. Dans les zones rurales de Manou et Coyah, des efforts particuliers ont été déployés pour accompagner les électeurs analphabètes, avec des explications claires et adaptées. À Kankan, des files distinctes ont été organisées pour les personnes âgées et vulnérables, permettant un déroulement fluide et respectueux. Dans plusieurs bureaux, les observateurs ont relevé une atmosphère de discipline, renforcée par la patience des électeurs et la disponibilité des agents.

La présence de représentants des partis politiques et d’une sécurité civile a été constatée dans la majorité des bureaux visités. Leur participation a contribué à renforcer la confiance des électeurs dans la neutralité et la transparence du processus. Les échanges entre les différents acteurs se sont déroulés dans un esprit de respect mutuel, sans incident majeur. À Conakry et Labé, cette présence pluraliste a permis de garantir une surveillance accrue des opérations, consolidant ainsi la crédibilité du scrutin.

Les forces de sécurité ont assuré leur mission de sécurisation avec professionnalisme. Leur présence, visible mais discrète, a contribué à instaurer un climat serein et apaisé. À Nzérékoré et Kankan, où la densité de population pouvait susciter des tensions, les agents ont veillé à maintenir l’ordre sans interférer dans le déroulement des opérations. Leur attitude non intimidante a été saluée par les observateurs, qui ont relevé une gestion équilibrée de la sécurité, limitant les risques de perturbation.

Quelques retards ont été relevés dans l’ouverture de certains bureaux, principalement liés à des contraintes logistiques telles que le retard dans l’acheminement du matériel électoral ou des difficultés liées à l’installation des isoloirs. Ces incidents ont été rapidement surmontés grâce à la réactivité des autorités locales et des agents électoraux. À Coyah et Kindia, certains électeurs ont dû patienter plus longtemps, mais la reprise des opérations s’est faite dans le calme et la discipline.

Nos équipes ont également observé des pratiques exemplaires, notamment des agents prenant le temps d’expliquer les procédures aux électeurs analphabètes, l’organisation de files spécifiques pour les personnes âgées et vulnérables, ainsi qu’une atmosphère générale de civisme et de discipline. Dans les grandes agglomérations comme Conakry et Nzérékoré, la forte affluence a été gérée avec efficacité, tandis que dans les zones rurales de Coyah et Manou, des efforts particuliers ont été déployés pour accompagner les électeurs moins familiarisés avec le processus. À Labé et Kankan, la participation s’est distinguée par une organisation fluide et une discipline collective qui ont facilité le déroulement des opérations.

le president du parlement Africain, DRO Kessé  Jean Claude chez le ministre de l'Administr

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